Suite après Blanche-gorge :Les minutes qui suivirent me parurent interminables. Les questions se bousculaient dans ma tête, je me sentais fiévreuse et angoissée. Que s'était-il donc passé pour que toute la ville soit soudain envahie par ces centaines de soldats armés et visiblement prêts à tirer sans état d'âme sur tout ce qui bouge ? Qui étaient-ils ? Que nous voulaient-ils ? Qui les dirigeait ?A ce moment-là, bruit incongru dans le lourd silence environnant, mon téléphone sonna, laissant entendre Julio Iglesias & Arielle Dombasle chantant "Quizás, quizás, quizás" ...
La pluie était tombée drue tout l'après-midi. Les doigts gourds, je cherchai mon téléphone portable, enfoui dans mes poches déchirées. Les fantassins approchèrent, en une rangée serrée, occupant toute la largeur de l'avenue. Ça et là, quelque passants terrorisés. Ils se plaquèrent contre les murs, attendant, haletant, que le danger -humain- fut passé...